Road Trip aux USA: New York - A On the Road
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Revenir après un an de séparation. On s’était quitté en juillet 2015, un peu las et fatigué, un peu moins amoureux peut-être, je m’en rends compte à présent, des adieux doux-amer, d’un commun accord, on s’était dit au-revoir et ça valait certainement mieux comme ça. Mais New York, tu le sais tellement mieux que moi encore, tu as ce petit quelque chose qui se glisse loin sous la peau, tu es le frisson, la secousse, la tempête, tu provoques à en rendre fou le plus sage d’entre nous. Et tu vois, un an plus tard, me revoilà, pris dans tes filets, je te retrouve, toi que j’ai laissée, alors plein d’interrogations, de doutes et de points de suspension. J’en parlais d’ailleurs dans cet article « Le jour où j’ai quitté New York » et au risque de te décevoir, je crois bien que je l’ai tourné cette page, je suis passé au chapitre suivant, j’ose te le dire maintenant, je suis mieux…ailleurs. Mais c’est vrai, tu m’as manqué les premières semaines, je les ai compté les mois, un après l’autre, oui, j’en ai mis du temps à t’oublier, mais voilà, nous deux, c’est terminé. Ou ce n’est juste plus tout à fait pareil.

Coming back after a one year break. We said goodbye on July 2015, a little sick and tired, a little less in love maybe, I realize it now, bitter sweet farewell, from a common agreement, we said goodbye and it certainly was better like that. But New York, you know it so much better than I do, you have that little something that slips away under the skin, you are the chill, the jolt, the tempest, you provoke driving man the wisest man of us. And see, one year later, I am caught in your nets, I find you back, you that I left full of questions, doubts and ellipsis. I talked about it in this post « The day I left New York » and I don’t want to disappoint you or anything, but I think that I turned the page, I went to the next chapter, I dare to say it now, I am better…somewhere else. But its true, I missed you the first few weeks, I have counted the months one by one, yes, I took quite a long time to forget you, but, that has to be said, you and I, it’s over. Or is it just no longer quite the same thing anymore .

Ne te méprends pas, parce que je la vois toujours ta magie, elle me saute aux yeux comme un feu d’artifice, brillante de toutes ses couleurs, mais d’aveugle je suis borgne, à t’en regarder droit dans les yeux, je te l’avoue, tu ne me laisses pas indifférent, et tu le sais, ce sera toujours un peu comme ça. Mais tant mieux alors, tant mieux parce que ces réminiscences soudaines sont plaisantes, elles me rappellent aussi tout ce qu’on a vécu de beau, un premier bourgeon de printemps, une nuit d’été au milieu de la ville qui gronde, toutes ces après-midi passées au bord de l’eau, tu t’en souviens toi aussi, elle est longue la liste de nos amours, et tu le sais, elle ne se terminera jamais vraiment, quoi que j’en dise.

And don’t get me wrong, because I still can see it, your magic, it catches my eyes like fireworks, brillant of all your colors, I am not blind anymore, but still, looking at you in the eyes, I must admit, you do not leave me indifferent, and no matter what, it will always be like that. And so, let it be, there no harm in there, those sudden memories are pleasant after all, they remind me all the beautiful things we have been through, a first spring bud, a summer night in the middle of the roaring city, all these afternoons by the waterfront, you remember all that too, don’t you? It is a long love list we have here, and you know it, it will never ends, no matter what I say.

Nous y voilà maintenant. Perdus entre deux eaux, tu me surprendras toujours, à m’emmener là où tu sais que mon coeur flanche, quand on s’enfuit en bateau, de l’autre côté de la rive, et que je ne résiste pas. C’est fourbe, c’est petit, c’est juste un peu trop toi. Lorsque le soleil descend sur les rives de Red Hook, crois-tu vraiment m’avoir comme cela? Tu peux bien m’emmener là où les autres ne vont pas, tu peux bien m’en montrer des chemins de traverse, des maisons de brique et des sentiers pavés, crois-tu que je doute, ne serait-ce qu’un peu..? Et même si, oui, c’est vrai, quand on est là tous les deux, perdus face à l’océan, que tu sors tes plus beaux atours, je me dis que, peut-être, si les choses avaient été différentes, on aurait pu…mais non, c’est du passé maintenant, c’est loin derrière nous tout ça.

And here we are now. Lost between waters, you will always surprise me, taking me where you know my heart melts. When we get away on that boat, on the other side of the river, and I can’t resist it. That’s deceitful, that’s cowardly, that’s just a little bit too much you. And when the sun sets on the shores of Red Hook, do you really think you can have me like this? You can always take me where the others don’t go, you can show me all the crossroads you want, brick walls houses and pavement streets, do you think that makes me doubting, even just a little..? And even it is, when we are here together, in front of the ocean, and you pulling out all your finery, I can always tell myself that if things would have been different, we could have…but no, no, this belongs to the past, and all of that, it’s all behind us now.

Et n’essaye pas de m’emmener ailleurs, me crois-tu dupe? A jouer de mes faiblesses, penses-tu rien qu’une seconde que cela puisse marcher? Fort Greene, dis-tu? D’accord, je pourrais m’y plaire, certes, tu me connais bien, et alors? On s’est dit au-revoir, c’était il y a un an, c’était avant et c’est un peu trop tard maintenant. Mais voilà, c’est tout, il n’y a rien à regretter, on le sait tous les deux, il était beau ce bout de chemin ensemble, mais c’est comme ça, toutes les bonnes choses ont une fin, c’est ce qu’on dit, mais ne restons pas fâchés, car je suis heureux de t’avoir revu. Alors qu’on ne se dise pas adieu cette fois, il y a tant d’histoires qui méritent d’être relues, tu ne trouves pas? Qui sait ce qu’on écrira encore sur la notre? J’ai tourné la page, je suis passé au chapitre suivant, mais le livre reste ouvert, alors on verra, on verra…

And don’t you try to take me away now, do you think I am that naive? Playing with my weaknesses, do you really think one second that it could work? Fort Greene, you say? Fine, I could maybe see myself in there, you know me well, so what? We said goodbye, it was one year ago, it was before and it’s just a little too late now. But that’s the way it is, nothing else, there is nothing to regret, we know it you and I. This path we took together, it was good, but that’s it, all the good things must come to an end, this is what they say right? But don’t we stay angry, because I am happy to have seen you again. So, let’s not say farewell this time, there is still so many stories that deserve to be read all over again, don’t you think? Who knows what we will write on ours? I turned the page, I moved to the next chapter, but the book is still open, so let’s see, let’s wait and see…

Merci à New York Off Road pour cette jolie découverte de Red Hook, à Brooklyn

Pour découvrir l’intégralité du road-trip c’est ici:

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