Métro à Londres

Et dans le métro ce matin,

je vois les rêveurs, les endormis,
ceux qui peinent à garder les yeux ouverts,
et ceux qui s’évadent en pensant à demain.

Il y a des cravates bleues et des chaussures en cuir,
un rouge à lèvres que l’on passe en évitant les remous,
et puis ces regards qui se perdent,
et d’autres qui s’enfuient.

Il y a ces questions que l’on se pose,
ces appels qui se chuchotent,
il y a des réveils, des bruits de pas,
et l’air froid d’un matin d’hiver qui se glisse sous nos pieds.

Je reconnais ces lecteurs assidus,
ceux qui passent le temps comme ils peuvent,
les Compteurs de stations,
les retardataires.

Et il y a moi qui les regarde et qui me reconnaît,
dans chacun de leurs silences,
dans leurs sourires timides,
dans leurs yeux qui rêvent…

d’être, à déjà, demain…

%d blogueurs aiment cette page :