A On the Road
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Devenir influencer professionel

Le jour où je suis devenu Influencer professionnel

Lorsque l’on me demande ce que je fais comme travail, j’ai toujours un petit moment d’hésitation: Je fais de la photo sans être photographe, je raconte mes voyages sur un blog, je crée du contenu visuel pour des marques ou des agences de tourisme, je blogue souvent, j’instagrame beaucoup, je twitte parfois, je passe des heures à organiser la prochaine expédition et le plus surprenant (encore pour moi aussi d’ailleurs!) c’est que j’arrive à vivre de tout cela.

Blogueur, Instagramer, Influencer: En quête d’identité

J’ai encore du mal à savoir ce que je suis et encore plus à le faire comprendre: Blogueur, Instagramer, Influencer, autant d’appellations dans lesquelles je ne me reconnais pas toujours. Je me présente souvent Blogueur, parce que la plupart du temps tout le monde comprend. Mais si je blogue, c’est avant tout par plaisir et parfois aussi pour offrir à mes clients une visibilité différente de celle que je leur propose sur Instagram.  Car c’est en fait d’Instagram que provient l’essentiel de mes collaborations: Les clients qui apprécient mon travail me contactent pour m’offrir la possibilité de venir tester l’une de leurs prestations: Hotels, voyages, croisières, déjeuners, diners, soirées…afin que je produise du contenu visuel pour parler de mon expérience sur mes réseaux sociaux ou directement pour leur utilisation. En ce sens, ils viennent chercher chez moi l’Influencer, celui qui potentiellement donnera à sa communauté envie de vivre la même expérience.

A l’heure actuelle, à ma connaissance, aucun outil ne permet de mesurer l’efficacité d’une campagne menée entre une marque et un influencer. Des chiffres existent en revanche et ce sont ces statistiques que je donne à mes clients après chaque campagne et en toute transparence. Nombre de likes par photo, nombre de vues, nombre total de commentaires. Quand chaque photo postée peut potentiellement être vue 60,70 ou 100,000 fois et obtient plus de 10,000 likes en moyenne, la définition d’influencer prend tout son sens.

Devenir influencer professionel

Vivre des réseaux sociaux sans perdre son éthique

Mais avant d’être un influencer, si toute fois j’en suis un, je suis d’abord juste un type passionné par le voyage et la photo, qui aime écrire et partager, avec, pour être un peu orgueilleux, un sens esthétique et une direction artistique pas trop dégueu. Oui, je dois vendre mon univers comme une marque, parce que comme tout le monde, j’ai un loyer à payer et un petit garçon à habiller. Il m’arrive parfois de collaborer avec des marques qui ne sont pas directement ma cible éditoriale, parfois le contact passe bien et je dis oui, parfois j’accepte aussi ne sachant pas quand tombera le prochain chèque. Et forcément, pour continuer à produire du contenu visuel, il faut aussi régulièrement racheter du matériel, investir dans de nouveaux outils etc…

J’ai rarement accepté des contrats uniquement pour le côté financier. Cela m’est arrivé une seule et unique fois. Jamais pour une destination touristique ou un prestataire de voyages en revanche. Le fait est que l’on est toujours tiraillé, surtout au début, entre la sécurité matérielle qu’offre un contrat et l’incertitude de ne jamais savoir quand tombera le prochain. Au-delà de cela, il s’agit avant tout d’offrir un contenu de qualité à notre communauté. Et j’en suis pleinement conscient. C’est avant tout pour elle que l’on poste et que l’on passe des heures à écrire, répondre, retoucher…Car c’est d’abord elle qui nous permet, chaque jour, de vivre de belles expériences. Sans elle, il n’y a plus d’instagrameurs, plus de blogueurs ou d’influenceurs.

Nos followers ne sont pas dupes

Je crois que la plupart de nos followers ont aujourd’hui compris qu’Instagram avait changé. Ils ne voient plus la plateforme uniquement comme un outil de création visuel, de partage de photos etc…mais ont accepté le fait que leurs comptes favoris collaborent avec des marques. Personne n’est dupe et d’une certaine façon tout le monde joue le jeu. Je crois aussi que nos communautés comprennent pourquoi ces partenariats sont inévitables. Ils savent le temps que nous passons à répondre aux commentaires, écrire des articles, prendre des photos, aller chercher toujours plus loin l’endroit parfait pour les emmener, eux, un peu plus proche de nous, dans nos expériences de voyage.

Alors oui, parfois ces expériences de voyage nous sont offertes, parfois encore nous sommes payés pour présenter certaines de ces destinations mais jusqu’alors aucune des marques, offices, agences de voyage avec lesquelles j’ai travaillées ne m’a imposé de lignes éditoriales sur quoi dire ou ne pas dire. Je les sais suffisamment intelligentes pour nous faire confiance sur la qualité de nos contenus. Et surtout, les expériences que nous partageons ont avant tout été réfléchies ensemble. Vous ne verrez donc que des choses qui nous touchent avant tout. Le projet de voyage et les photos que nous posterons sont le fruit de plusieurs mois de discussion et de travail. C’est pour cette raison qu’au final nos articles, nos photos et nos ressentis sont généralement toujours positifs: Nous trions les projets en amont pour ne garder que ceux qui présentent un intérêt à nos yeux et qui nous touchent. Quel serait l’intérêt d’aller poster un article incendiaire sur une destination qui ne m’intéresse pas ou un restaurant dans lequel j’ai passé un mauvais moment?

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Visuel créé pour le groupe Eurostar (18,400 likes)

Question d’objectivité

On questionne souvent notre objectivité, je peux totalement le comprendre. Mais au vue de ce que j’ai expliqué juste au-dessus, je pense qu’il est tout à fait possible d’écrire un article objectif, sincère même si notre voyage de presse a été financé par un tiers. Je n’alimente pas un système malsain ou corrompu, je présente à mes lecteurs ce que je vis au quotidien, sans lien d’affiliation, sans gagner plus ou moins d’argent en fonction du nombre de lecteurs ou de likes engagés sur un post. Je ne touche aucune commission sur la prestation d’un client, je n’en suis que le relai et la vie à la manière de n’importe quel touriste.

Mais ce que je regrette le plus dans cette nouvelle activité c’est de ne pas avoir l’occasion de rencontrer régulièrement mes clients. La plupart de nos collaborations fonctionnent en « one-shot » et tout se passe par internet. Echanges de mails après échanges de mails, les contrats se font ou pas, on décide d’un nombre de photos, on parle de prix, on négocie, on se projette sans jamais avoir eu même l’occasion de se serrer la main! Lorsque je me mets à la place de l’un de mes clients, je me dis que moi aussi j’hésiterai à négocier et investir des sommes de plusieurs milliers d’euros parfois…sur quelqu’un que je n’ai jamais vu de ma vie!

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Visuel envoyé aux partenaires après collaboration.

We Are Travel: Vers une reconnaissance du métier

Voilà pourquoi j’ai décidé de participer au salon We Are Travel. Le Wat, qui s’est tenu cette année à St. Malo, réunit les blogueurs voyages français (et internationaux! J’en fais moi-même parti!) et professionnels du tourisme durant deux jours d’échanges, de conférences et de speed-meeting. L’occasion, enfin, de pouvoir rencontrer et échanger avec de futurs clients, de sentir la température, d’avoir un contact humain et de nouer une relation de longue durée si nos philosophies s’accordent.

J’ai eu la chance de rencontrer près d’une trentaine de professionnels passionnés avec qui nous échangeons dès à présent sur de beaux projets pour les deux prochaines années à venir. Derrière de grands noms qui semblent parfois inaccessibles se cachent avant tout des hommes et des femmes avec la même envie de faire partager les lus belles richesses de leurs régions. j’ai hâte que ‘on commence à travailler ensemble et espère sincèrement que nos chemins se recroiseront dans les mois qui viennent, en France comme à l’étranger.

Au final, que suis-je?

Alors voilà, à la fin de cet article, je n’ai pas encore résolu mon problème d’identité. Mais après tout c’est peut-être simplement que je ne rentre dans aucune case  et je ne m’en porte pas plus mal pour autant. Je suis parfois auteur, créateur, un peu artiste, grand rêveur, mais surtout passionné…et c’est déjà bien assez!

 

Parisian of heart, recently Londoner and former New-Yorker, Alex, 28, teacher by day and passionate blogger and photographer the rest of the time, has developed a strong interest for travels and adventures since he decided to move to Beijing in 2011. Always ready to go back on the road, Alex is more than decided to hump on new adventures that will lead him all around the world!

8 commentaires

  1. Maryna66 - 5 mois ago

    Je suis d’accord avec toi, ce n’est pas plus mal que tu ne rentres pas dans une case. C’est ennuyeux une case.
    Et franchement, j’apprécie de lire des articles, même si le voyage ou autre a été financé, ou la personne exprime vraiment son avis. Toi tu y arrives très bien.

    • Alex - 5 mois ago

      Merci beaucoup MAryna, j’apprécie énormément. C’était important d’écrire cet article pour davantage de transparence 😉

  2. Flolasouris - 5 mois ago

    Peu importe la case ou l’absence de case, j’apprécie tes articles et tes photos depuis longtemps et je continuerai à te suivre !

    • Alex - 5 mois ago

      C’est très touchant, j’espère continuer à vous faire partager mon univers avec autant de bonne humeur et d’envie 🙂

  3. marleneetlou - 5 mois ago

    « En quête d’identité »…ce sera presque toute notre vie 🙂 Super article Alex ! J’aime beaucoup te lire et les photos qui accompagnent ton article montrant ton professionnalisme, ta passion pour la photo et l’esthétique ! Keep working & See you 🙂

    • Alex - 5 mois ago

      Merci beaucoup Marlene! A quand un passage sur Londres dis???

  4. spacesXplaces - 4 mois ago

    Article magnifique Alex, un plaisir de le lire. Je pense que tout ce qui est différent et encore tout à fait nouveau est difficile à comprendre. Continue de faire ce que tu fais, c’est super! 😉 Nancy

    • Alex - 4 mois ago

      Merci beaucoup Nancy! Très heureux que l’article t’ait plu 😉
      Merci beaucoup pour tous ces mots d’encouragement!
      Très belle journée!

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