A On the Road
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Les vieilles rues de Shanghai

Il y a trois ans, la Chine…

Il y a trois ans déjà..

Voilà trois ans que je n’avais pas remis le pied en Chine. Trois ans. Déjà. En y repensant, j’ai encore du mal à croire que tant de temps s’est écoulé depuis ma dernière visite dans l’ancien empire du milieu. Il faut dire qu’entre une expatriation à New York et à Londres puis l’arrivée de notre petit garçon, je n’ai pas vu les années défiler. Un battement d’aile de papillon, à peine le temps de fermer les yeux que déjà me voilà approchant la trentaine sans réaliser à quel point tout est passé si vite.

Les vieilles rues de Shanghai

J’ai passé plus de la moitié de ma vie à apprendre aussi religieusement que possible le chinois. À faire des allers et retours à Pékin, à Shanghai, plusieurs fois par an parfois, à y planifier une expatriation et à y emmener pendant quatre ans de suite mes classes de chinois. Mais voilà trois ans que nous ne nous étions plus revus. Par manque de temps, très certainement, sans doute aussi parce que, je dois bien l’avouer, d’autres villes, d’autres pays, d’autres envies, d’autres perspectives se sont peu à peu glissés entre elle et moi.

Voilà trois ans que je n'avais pas remis le pied en Chine. Trois ans. Déjà. En y repensant, j'ai encore du mal à croire que tant de temps s'est écoulé depuis ma dernière visite dans l'ancien empire du milieu. Il faut dire qu'entre une expatriation à New York et à Londres puis l'arrivée de notre petit garçon, je n'ai pas vu les années défiler. Un battement d'aile de papillon, à peine le temps de fermer les yeux que déjà me voilà approchant la trentaine sans réaliser à quel point tout est passé si vite.

Il y avait, il est vrai, l’envie de voir autre chose, de me laisser la place de vivre, d’aimer, d’apprendre d’ailleurs. Je me suis toujours dit que ma vie serait de près ou de loin entièrement liée à la Chine. Mon identité, ma singularité, mon empreinte, c’est souvent par elle que l’on me définit, mais voilà, aujourd’hui j’ai l’impression qu’il était temps de me donner la chance de n’être pas uniquement cela. La photo, le voyage, l’écriture sont autant de sujets qui m’animent et ont pris davantage de place dans mon quotidien ces trois dernières années. Malgré cela, j’en suis bien conscient, les passions s’entretiennent à la manière d’un grand feu. À trop le nourrir on se brûle, à ne pas s’en soucier il finit par s’éteindre. Il était donc temps pour moi de remettre du bois et de souffler sur les braises avant qu’elles ne s’envolent pour toujours.

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Et c’est donc trois ans après qu’enfin je retrouve la Chine. Évidemment, dans un pays comme celui-là, trois ans ressemblent davantage à trois décennies. C’est fou à quel point tout va plus vite et tout change en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Mais derrière les tours des grandes villes chinoises se cachent encore de jolies enclaves préservées, celles qui, à chaque fois que je m’y perd me ramène à la maison.

Le vieux Shanghai, de ses linges qui sèchent suspendus aux fenêtres des maisons, ses hommes qui se retrouvent à l’ombre d’un auvent à jouer aux cartes les quelques pièces qui leur restent à la fin d’une longue journée de travail. Et les femmes qui se racontent les nouvelles sur le pas de la porte de leur cuisine commune, quand les enfants jouent et rient loin à travers les ruelles.

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Alors qu’aux portes se succèdent les bannières rouges vifs, symboles de prospérité, les anciens se racontent des histoires du temps d’avant. On a beau être à Shanghai, les étrangers, Lao Wai, comme on nous appelle, ne passent jamais inaperçus dans ces rues perdues loin de la foule.

Shanghai à ce petit quelque chose qui m’interpelle, comme un souvenir d’une vie passée, des réminiscences de chemins parcourus il y a plusieurs dizaines d’années peut-être. Dans ses murs qui s’effritent, ses bicyclettes abandonnées, ses espoirs d’une vie un peu plus douce, Shanghai me touche et m’émeut. Et c’est dans ces moments là que je me souviens ce qui fait que le feu brûle encore. Après tout, c’est peut-être tout ce dont j’avais besoin pour m’en rappeler.

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Parisian of heart, recently Londoner and former New-Yorker, Alex, 28, teacher by day and passionate blogger and photographer the rest of the time, has developed a strong interest for travels and adventures since he decided to move to Beijing in 2011. Always ready to go back on the road, Alex is more than decided to hump on new adventures that will lead him all around the world!

9 commentaires

  1. Anne - 5 mois ago

    J’aime beaucoup ces photos qui rendent très bien l’ambiance dans ces rues!

  2. Rose-Marie Renou - 5 mois ago

    Je suis passionnée par vos aventures. Quel talent d’écriture et de photographe. A quand un livre ?

    • Alex - 5 mois ago

      Merci mille fois! Très content que l’article vous plaise 😉

  3. Quand on quitte un endroit et qu’on y retourne plusieurs années aprés on se nrend compote que souvent les choses ont bien chagé et on a du mal à faire concorder nos souvenirs avec ce qu’on voit.
    Tes photos sont superbes. On ressent une histoire derriere chacune d’elle .. bravo

    • Alex - 5 mois ago

      C’est adorable! Très heureux que les photos te touchent, comme retourner à Shanghai m’a touché!

  4. Je suis d’accord avec toi. Quand on voyage en Chine, elle nous laisse une empreinte indélébile et quand on y vit elle nous change complètement. Nous venons juste d’arriver à Shanghai avec mon mari mais je ressens complètement ce que tu dis. Shanghai c’est beaucoup de modernité et pourtant on arrive à trouver ce côté tradition Shanghaienne qui nous emerveille d’autant plus !

    • Alex - 5 mois ago

      Profitez bien de votre belle expatriation! Je viendrai lire vos récits avec plaisir 😉

  5. Stephanie - 5 mois ago

    Ah ben vu comme ça la Chine a l’air poétique et donne envie d’être découverte. Rien à voir avec les 18h que j’y ai passé (entre 2 vols) et qui ne m’ont pas plu du tout … à réessayer alors peut être …?

    • Alex - 5 mois ago

      Je te le conseille vivement! C’est sûr que c’est un pays à la culture tellement différente de la notre que l’acclimatation peut parfois être difficile mais cela vaut tellement le coup d’être vécu!

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